La substance vivante, notes sur Szent-Györgyi, the Living State
Je partage ici mes notes de lecture de l’ouvrage "The Living State" de Albert Szent-Györgyi. Il ne s’agit pas d’un résumé exhaustif, mais plutôt des idées qui m’ont marqué au fil de la lecture, filtrées par mes intérêts et mes biais personnels. Ce contenu est donc à lire comme un partage subjectif, et non comme une synthèse académique. Vous trouverez une description de ce livre dans les "Conseils de lecture".
Le vivant, l'inanimé et le réductionnisme
La loi fondamentale de l'inanimé, c'est de tendre vers un équilibre qui est au maximum de l'entropie (désorganisation) et au minimum de l'énergie libre (énergie rendue disponible).
La caractéristique principale du Vivant, c'est de diminuer l'entropie et d'augmenter l'énergie libre.
L'entropie maximale, c'est l'aléatoire complet, l'état le plus désorganisé possible.
la vie est rendue possible par l'ordre, la structure, un arrangement de la matière. C'est à l'opposé de l'entropie.

"La vie est une révolte contre les lois statistiques de la physique"
Dans le Vivant, le "tout" (l'organisme) est plus que la somme de ses parties : 2 + 2 > 4 est l'équation par défaut en biologie.
Quand on cherche à comprendre le Vivant, on doit garder en tête l'arrangement et les relations spécifiques des parties entre-elles, qu'on résume sous le terme "organisation".
En réduisant l'organisme à ses parties (réductionnisme), l'organisation disparaît petit à petit de l'équation et alors 2 + 2 ne vaut plus que 4. C'est la grande limite du réductionnisme, la raison pour laquelle les "preuves" qu'il fournit sont toujours incomplètes, fausses.
En poursuivant sur la voie du réductionnisme, on se retrouve avec de simples particules, et tout ce qui différenciait le vivant de l'inanimé a disparu : le Vivant est sorti de l'équation !